Comité du Var rouge



Construire la résistance.



Le monde vit une crise planétaire dont les causes sont diverses mais dont la principale est la volonté de domination mondiale de l'impérialisme  US et sa politique d'agression et de guerre qui en découle. La guerre de pillage et de domination coloniale contre le peuple irakien n'est qu'une illustration, parmi d'autres, de cette réalité. Aucun peuple n'est à l'abri de la menace américaine et de la stratégie de guerre préventive des dirigeants américains et de leurs supplétifs.
A l'échelle internationale, la résistance contre l'ennemi commun des peuples se renforce et s'organise. La lutte armée des résistants irakiens tient en échec l'armée d'occupation américaine et la coalition impérialiste sous ses ordres. Les peuples doivent trouver la voie de la coordination et de l'unification du combat anti-impérialiste et pour la Paix.
Les pays qui ont choisi de conserver leur souveraineté deviennent des pôles de résistance face à la menace américaine multiforme. La Russie, la Chine, Cuba, le Venezuela, le Brésil et bien d'autres pays mettent en place ce que l'on peut analyser comme une politique de « containment » qui est quelquefois concertée.
L'Europe. Quoi qu'en disent les propagandistes, très souvent non désintéressés de l'Europe fédérale, celle-ci reste soumise à l'hégémonie américaine. La supranationalité n'est et ne peut être historiquement que le support du néolibéralisme et de l'atlantisme. Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, les dirigeants des USA ont,   dans la même vision stratégique, décidé la création de l'OTAN et téléguidé la « construction » européenne d'emblée conçue par eux comme devant  être supranationale. ( Déclaration de James Paul Warburg, président de la Chase Manhattan Bank, devant le Sénat américain le 17 février 1953 : "De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement ? La supranationalité d'une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle.")
C'est un mensonge à l'état pur que de prétendre que cette Europe  de Maastricht peut être sociale ou devenir un rempart contre la domination américaine. Malgré la propagande massive des médias domestiqués par les européïstes de droite ou sociaux-démocrates, en Europe aussi les peuples sont entrés en résistance. Le rejet par les peuples français et hollandais de la  constitution européenne, marque une étape importante de cette dynamique populaire en marche, de reconquête du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
En France, la victoire du non au référendum est le plus souvent ostensiblement ignoré. Des responsables de partis se réclamant de la gauche militent « pour une nouvelle constitution » et en réalité pour continuer la fuite en avant dans la supranationalité, ce qu'ils se gardent bien de préciser à leurs bases militantes. Leur récent Congrès du Mans le confirme, il n'y rien de bon a attendre d'un Parti socialiste totalement colonisé par le nihilisme national des trotskistes embourgeoisés qui le dirigent. Cyniquement ils ont réaffirmé leur dogmatisme fédéraliste. En même temps ils n'ont jamais démenti leur atlantisme fondamental.
Le gouvernement  sous tutelle bruxelloise et actuellement aux mains de la droite maastrichtienne mène une politique néo-libérale forcenée.
La droite et la gauche eurolâtres ont oublié le non du peuple de France. Ils ont surtout oublié le caractère massif de ce refus populaire, son contenu social bien sur, mais aussi patriotique, républicain et démocratique. Les uns et les autres n'ont pas compris l'essentiel : que le peuple à  pris conscience de la nature et des conséquences de cette Europe et qu'il a entrepris sa mobilisation.
Le Comité Valmy n'est pas isolé lorsqu'il appelle à construire un rassemblement populaire et de progrès social à travers la convergence des républicains, des patriotes et gaullistes de progrès,   de tous les militants de la gauche hostiles au fédéralisme, au néo-libéralisme et à l'atlantisme européens. Construisons la résistance, c'est une alternative à la fois nécessaire, urgente, réaliste et crédible.
Le Bureau national du Comité Valmy. Paris le 24 .11.05.

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