Face à Chirac, roi des bonimenteurs à la télé, les citoyens doivent lire le traité.
Pour l’Europe votez non !
Le président de tous les Français a-t-il lu le traité qu’il a signé ? Probablement non. Jugez-en.
« La Constitution est la fille de 1789 » … comme Chirac est le fils du général de Gaulle ?…
En réalité, la Constitution, dans sa partie III, n’a hérité de 1789 que de la liberté de propriété et d’établissement. Les gènes de l’égalité et de la fraternité lui font défaut.
« La Constitution allie les exigences d’un grand marché et de l’harmonisation sociale …
Il faut lire « la prééminence d’un grand marché » où la concurrence est libre et non faussée, en faisant comme si les 25 ou 27 pays membres étaient de mêmes niveaux d’organisation et de protection sociales, ce qui n’est évidemment pas le cas. Ce qui prévaut depuis l’élargissement, ce sont les dérégulations et les délocalisations. Et le traité refuse d’y porter remède !
« La Constitution, c’est l’Europe des Etats et des peuples, pas les Etats-Unis d’Europe »…
Il faut lire « l’Europe des Etats sans les peuples » mais avec les marchés, bien présents à Bruxelles derrière les groupes de pression qui portent les intérêts des grands groupes économiques et financiers, européens et mondiaux.
« La Constitution n’est ni de droite ni de gauche »…
Si c’était vrai, pourquoi avoir accepté de constitutionnaliser la partie III qui définit les politiques, très clairement libérales et anti-sociales, qu’il s’agit ainsi de pérenniser ?
Cette Constitution impose aux partis de gauche d’être « compatibles » avec ceux de droite pour pouvoir représenter leur pays au sein des institutions européennes, selon Chirac et Jospin.
« Voter non, ce serait interrompre cinquante ans de construction européenne »…
Pourquoi dramatiser à ce point l’enjeu du référendum ? S’il y avait un risque réel de remettre en cause la construction européenne en votant non, le président de la république aurait agi de manière imprudente, voire irresponsable, en faisant le choix du référendum. Mais faut-il croire Chirac, qui reconnaît s’être « souvent trompé sur l’Europe » ?…
« On ne peut pas se dire européen et voter non à la Constitution. Ce n’est pas honnête »…
Ce propos est carrément outrageant pour les citoyens qui, comme nous, sont pour l’Europe et refusent de ratifier ce traité, qui se prétend une « constitution » pour mieux enfermer durablement l’Europe dans un carcan de règles paralysantes.
Alors, le 29 mai, votez non !
Vous voterez pour une Europe redressée et renforcée.
Une Europe sociale et solidaire plus respectueuse des citoyens.
Rejoignez le comité 53 pour un NON républicain (initié par le MRC) avec G Minzière et M Sorin
46 rue du Poitou 53940 St-Berthevin Tel : 02 43 69 06 32 Courriel : sorinmichel@wanadoo.fr
4mai 2005 …/…
Le NON français n’est pas anti-européen.
C’est un non qui pointe les incohérences et les carences du traité.
Incohérence : construire la maison européenne en commençant par le toit n’est pas très réaliste pour bâtir l’Europe, même si c’est conforme à la méthode dite du « détour » inspirée par Jean Monnet dans les années 1950…
Contourner le politique, éviter les nations, se méfier des peuples, cela conduit à une crise de confiance, qui se manifeste par l’abstention lors des élections des députés au Parlement européen et peut conduire à des désagréments quand le chef de l’Etat choisit de consulter le peuple…
Carence : vouloir imposer un système libéral, rigide et dépassé* en le constitutionnalisant (au mépris des règles démocratiques, par une sorte de « coup d’Etat idéologique »), c’est manquer d’imagination et de capacité à inventer les réponses d’avenir. Comment, dans ces conditions, relever les défis d’un monde en pleine évolution ?
L’intérêt majeur du non français, le 29 mai, serait de lancer dans chaque pays le débat politique européen et, ainsi, d’introduire une vraie démocratie dans la construction européenne.
Le non français serait un argument puissant à la disposition du président de la République pour commencer à redresser et renforcer l’Europe.
Ce que les Français attendent du président de la République :
- Préciser les objectifs et limites, la place et le rôle de l’Europe, notamment vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique.
- Veiller à ce que les valeurs et principes républicains à la française (services publics, laïcité, notamment) ne soient pas mis en cause au niveau européen.
- Faire en sorte que l’Union européenne prenne des décisions efficaces pour la croissance et l’emploi
En optant pour le référendum, le président a placé le peuple français devant ses responsabilités.
Il accepte donc par avance le verdict démocratique, quel qu’il soit.
Si le NON l’emporte, cela devient la position de la France. Le président en tiendra compte en formant un nouveau gouvernement, qui devra porter les aspirations des citoyens, y compris au sein des institutions européennes.Le peuple est souverain. C’est la démocratie. Celles et ceux qui exercent les responsabilités publiques en son nom, le président et les ministres en tête, ont l’obligation d’agir ainsi.
Sinon, ils doivent se retirer. Et d’autres les remplaceront.
Il est surprenant que des dirigeants politiques, partisans du oui, y compris en Mayenne lors du débat à Villaines-la-Juhel le 28 avril, en viennent, faute d’arguments, à jouer sur la peur et l’amalgame si le non l’emporte. Comme si les citoyens n’étaient pas capables de peser les conséquences de leur vote ! …
Le 29 mai, la France et l’Europe ont rendez-vous avec l’histoire !
29 avril 2005
* «
L’économie sociale de marché » avec ses deux piliers, la monnaie « indépendante » et la politique de la concurrence, est une doctrine allemande des années 1930, mise en œuvre après la guerre sous le contrôle de l’Etat en RFA. Son adoption dogmatique au niveau européen à l’initiative de Commissaires ultra-libéraux, comme le célèbre Bolkestein, est une catastrophe en raison de l’absence d’Etat jouant le rôle de contre-poids. Cela conduit au démantèlement des services publics et sociaux nationaux, à la remise en cause du droit du travail, au dumping social, à la flexibilité des salaires.
Toute référence au comité53 et à Michel Sorin a été retirée de la version PDF avec l'accord de Michel Sorin
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