DECLARATION SYNDICALE COMMUNE
Les organisations syndicales départementales des Bouches du Rhône de la CGT, de FO, de la CFDT, de la CFTC, de la CFE CGC, de la FSU, de lUNSA, et de Solidaires 13 ont fait le point sur la décision du gouvernement de privatiser entièrement la SNCM.
Les organisations signataires considèrent que tant sur la forme que sur le fond, le gouvernement porte lentière responsabilité du conflit existant.
En effet, dès le début le gouvernement a menti aux organisations syndicales en indiquant quil étudiait toutes les propositions.
Dès le début, le gouvernement a favorisé le choix dun repreneur financier privé pour la reprise de la SNCM, avec pour conséquence plusieurs centaines (au moins 400) de suppressions demplois.
Dès le début, le gouvernement a favorisé la concurrence déloyale de la Corsica Ferries, afin de mettre en difficulté le service public de continuité territoriale.
Et aujourdhui, il brade lentreprise pour 35 millions deuros à un fonds dinvestissement privé, mais pour ce faire, lEtat avec largent des contribuables débourse 113 M deuros pour permettre au repreneur déponger les dettes !
Au-delà du cas de la SNCM, les organisations signataires estiment que cest toute la conception du service public qui est remise en cause.
Cest la cohésion nationale qui est attaquée, avec la privatisation des autoroutes ;
Cest la cohésion sociale qui est laminée avec la privatisation de ses systèmes de santé, de protection sociale, denseignement, de lénergie, de leau, Poste
Aujourdhui, des salariés relèvent la tête et ont décidé de se battre contre les conséquences dun libéralisme exacerbé.
Les Unions départementales des Bouches du Rhône sélèvent contre toutes tentatives dintimidations et de sanctions qui pourraient être prises pour tenter damoindrir la lutte que mènent les salariés de la SNCM.
Au-delà des approches différentes, voire complémentaires, des propositions respectives des organisations syndicales, ces dernières soutiennent lensemble des agents des entreprises publiques, dont ceux de la SNCM, qui ne luttent pas seulement pour leurs statuts, mais pour des missions de service public qui prennent en compte les besoins des usagers, des populations et du développement économique durable.
Marseille, le 28 septembre 2005
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