Paris, le 27 septembre 2005
Le Premier Secrétaire,
Georges SARRE
Il faut refuser la PRIVATISATION de la SNCM
Je dénonce avec force la décision du gouvernement de céder intégralement la SNCM à une officine de spéculateurs bien en cour. Il s’agit d’un bradage inadmissible de la compagnie nationale en charge du service public de la continuité territoriale entre la Corse et le continent. Cette " première " en France est un scandale, et illustre le cynisme et la duplicité du gouvernement : tout en dénonçant les licenciements abusifs chez Hewlett Packard et en proclamant la nécessité d’un code de bonne conduite en matière d’aides publiques, il liquide dans le même temps une entreprise publique, et sacrifie des centaines d’emplois au seul profit de quelques intérêts privés et au mépris de l’intérêt public.
Je suis profondément choqué par cette décision qui, intervenant quelques mois après l’instauration en France d’un pavillon de complaisance, consacre l’absence totale de politique maritime du gouvernement.
Le MRC, solidaire des personnels ainsi agressés dans leurs emplois, invite instamment le gouvernement à revenir sur ces décisions inadmissibles et demande aux responsables des collectivités publiques directement concernées (Corse et PACA) de réagir autrement que verbalement pour soutenir la SNCM en s’impliquant directement et financièrement. C’est ce qu’avaient fait leurs collègues des régions de Bretagne et de Normandie, lorsque, dans le passé, ils avaient été confrontés à des situations comparables, pour sauver du licenciement les personnels sédentaires et navigants concernés.
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