Bonjour,
Monsieur Fillon nous explique qu'il ne peut "pas y avoir de débat
contradictoire en période électorale et que l'Ecole doit être un lieu de
neutralité" (voir l'article du Nouvel Obs ci-dessous). Pourtant il
n'hésite pas à permettre la diffusion d'une brochure "une Constitution pour
l'Europe" dans les écoles. Celle-ci émanant de l'union européenne est
incontestablement simpliste et partisane.
Ainsi, les établissements scolaires doivent faire comprendre aux élèves en
toute neutralité que leurs parents doivent voter "oui" à cette
constitution. Parce que pour ceux qui ne le sauraient pas il y a des "oui"
neutre et des "oui" pas neutre...???
Serions-nous aussi stupides que ça ?
La brochure en question est disponible à l'adresse
http://brochuretce.jeanmarcfiorese.com ou vous pouvez la télécharger au
format PDF (951 Ko) et y trouver également la lettre d'accompagnement de
cette brochure émanant du Chef de la représentation française de la
Commission européenne.
Cordialement
Jean-Marc Fiorese
Membre du Collectif Attac IDF Education
--- Copie ---
Une publication censurée NOUVELOBS.COM | 01.04.05 | 06:18 L'Education
nationale a censuré la participation d'un partisan du non dans une
publication pédagogique destinée aux enseignants.
La participation d'un partisan du non au référendum dans une publication
pédagogique à destination des enseignants consacrée à la Constitution
européenne a été censurée par l'Education nationale, affirme le Canard
enchaîné paru mercredi 30 mars. Interrogé mardi, Dominique Rousseau,
universitaire qui avait participé, en tant que défenseur du non à la
Constitution européenne, à un débat contradictoire avec un partisan du
oui, a évoqué "un acte de censure très grave, inqualifiable". De son
côté, le ministère de l'Education nationale a affirmé mardi avoir estimé
qu'il ne pouvait "pas y avoir de débat contradictoire en période
électorale et que l'Ecole doit être un lieu de neutralité". Publié par le
centre national de documentation pédagogique (CNDP) et devant paraître
vendredi prochain, le sommaire de ce numéro hors série de "Textes et
documents pour la classe", avait été selon Dominique Rousseau "validé par
le ministère" qui "savait parfaitement quelle était (sa) position". Selon
lui, l'entretien avait été retranscrit et était déjà mis en page quand il
a été supprimé.
Retrait
"Fin février, j'ai reçu un mail me disant que le cabinet du ministre ne
validait pas l'entretien et demandait son retrait. On m'a laissé entendre
que les sondages donnaient déjà la progression du non et qu'on ne voulait
pas donner aux professeurs des éléments permettant de donner à leurs
élèves des arguments en faveur du non", a raconté Dominique Rousseau.
Début mars, a-t-il poursuivi, on lui a proposé par téléphone d'"enlever
certains arguments". Peu après son refus, on lui a fait savoir que "la
décision était définitive et que l'entretien ne serait pas publié", a-t-il
précisé. Une contribution de Florence Deloche-Gaudez, professeur à
Sciences Po qui avait participé au débat contradictoire comme partisan du
oui a, elle, été validée. Interrogé sur ce point, le ministère a assuré
que, dans sa contribution, Mme Deloche-Gaudez apportait l'"explication
factuelle et juridique de deux-trois articles de la Constitution" et ne
prenait pas parti pour un bord.
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