La neutralité scolaire selon Fillon en pleine campagne référendaire

Jean-Marc Fiorese - Membre du Collectif Attac IDF Education


04/04/

Bonjour,

Monsieur Fillon nous explique qu'il ne peut "pas y avoir de débat contradictoire en période électorale et que l'Ecole doit être un lieu de neutralité" (voir l'article du Nouvel Obs ci-dessous). Pourtant il n'hésite pas à permettre la diffusion d'une brochure "une Constitution pour l'Europe" dans les écoles. Celle-ci émanant de l'union européenne est incontestablement simpliste et partisane.
Ainsi, les établissements scolaires doivent faire comprendre aux élèves en toute neutralité que leurs parents doivent voter "oui" à cette constitution. Parce que pour ceux qui ne le sauraient pas il y a des "oui" neutre et des "oui" pas neutre...???

Serions-nous aussi stupides que ça ?

La brochure en question est disponible à l'adresse http://brochuretce.jeanmarcfiorese.com ou vous pouvez la télécharger au format PDF (951 Ko) et y trouver également la lettre d'accompagnement de cette brochure émanant du Chef de la représentation française de la Commission européenne.

Cordialement
Jean-Marc Fiorese
Membre du Collectif Attac IDF Education

--- Copie ---

Une publication censurée NOUVELOBS.COM | 01.04.05 | 06:18 L'Education nationale a censuré la participation d'un partisan du non dans une publication pédagogique destinée aux enseignants.
La participation d'un partisan du non au référendum dans une publication pédagogique à destination des enseignants consacrée à la Constitution européenne a été censurée par l'Education nationale, affirme le Canard enchaîné paru mercredi 30 mars. Interrogé mardi, Dominique Rousseau, universitaire qui avait participé, en tant que défenseur du non à la Constitution européenne, à un débat contradictoire avec un partisan du oui, a évoqué "un acte de censure très grave, inqualifiable". De son côté, le ministère de l'Education nationale a affirmé mardi avoir estimé qu'il ne pouvait "pas y avoir de débat contradictoire en période électorale et que l'Ecole doit être un lieu de neutralité". Publié par le centre national de documentation pédagogique (CNDP) et devant paraître vendredi prochain, le sommaire de ce numéro hors série de "Textes et documents pour la classe", avait été selon Dominique Rousseau "validé par le ministère" qui "savait parfaitement quelle était (sa) position". Selon lui, l'entretien avait été retranscrit et était déjà mis en page quand il a été supprimé.

Retrait

"Fin février, j'ai reçu un mail me disant que le cabinet du ministre ne validait pas l'entretien et demandait son retrait. On m'a laissé entendre que les sondages donnaient déjà la progression du non et qu'on ne voulait pas donner aux professeurs des éléments permettant de donner à leurs élèves des arguments en faveur du non", a raconté Dominique Rousseau. Début mars, a-t-il poursuivi, on lui a proposé par téléphone d'"enlever certains arguments". Peu après son refus, on lui a fait savoir que "la décision était définitive et que l'entretien ne serait pas publié", a-t-il précisé. Une contribution de Florence Deloche-Gaudez, professeur à Sciences Po qui avait participé au débat contradictoire comme partisan du oui a, elle, été validée. Interrogé sur ce point, le ministère a assuré que, dans sa contribution, Mme Deloche-Gaudez apportait l'"explication factuelle et juridique de deux-trois articles de la Constitution" et ne prenait pas parti pour un bord.


(Courrier reçu à hyères-pourlenon@ras.eu.org)

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