MARS
(MOUVEMENT POUR UNE ALTERNATIVE REPUBLICAINE ET SOCIALE)
84 rue de Verdun
94 Champigny
Contact : 0614736814
www.lemars.org
Communiqué du Mars - 18 septembre 2005
DEUX ENSEIGNEMENTS VENUS D'ALLEMAGNE
En ne donnant pas la majorité au CDU/CSU et aux libéraux, les électeurs allemands viennent de démontrer qu'en Allemangne comme en France le libéralisme économique reste une potion que la majorité des citoyens refusent. C'est évidemment une bonne nouvelle pour tous ceux qui ne se résolvent pas à la main mise du libéralisme sur l'Europe. C'est également un pied de nez à tous ceux qui se gaussent de l'isolement et du "conservatisme" du peuple français, entendez-là sa volonté justement de résister à l'ordre libéral.
Ce scrutin est également riche d'enseignements pour tous ceux qui à gauche ne renoncent pas à transformer le monde et dont l'alliance à permis de faire gagner le non au référendum. En effet on retrouvait peu ou prou le même arc de force dans la constitution de Nouvelle Gauche (Linkspartei). Son score significatif pour une première apparition démontre la disponibilité des salariés pour la constitution d'un parti vraiment de gauche dès lors qu'il évite l'éparpillement et la marginalité de tous ceux qui s'en réclament. Par contre force est de constater que le Linkspartei n'obtient pas le score à deux chiffres espéré il y a quelques semaines. Certes il a du faire face à une campagne haineuse de la classe politique et de la plupart des médias, d'ailleurs relayée en France, mais elle n'explique pas tout. C'est surtout le vote utile qui a pleinement joué, le programme ultra libéral de la candidate de droite offrant au chancelier Schroeder la possibilité de se donner une posture de gauche malgré les fortes réactions sociales suscitées par sa politique. Or en 2007 les élections françaises pourraient bien nous offrir un canevas comparable. Il est donc temps de se pencher sur l'exemple allemand. Sur son aspect positif : qu'elle qu'en soit la forme (parti, coordination ou coalition), l'unité de toutes les forces de la gauche antilibérale est un préalable à sa réussite. Mais aussi négatif : même potentiellement majoritairement dans l'électorat de gauche, elle est incapable de franchir un cap dès lors qu'elle apparaît de facto comme non utile (ou pire un obstacle) pour battre la droite. Le MARS estime donc indispensable de refuser de s'enfermer dans un scénario minorisant qui laisserait le monopole de cette crédibilité aux seuls socio-libéraux. C'est vers quoi nous entraînerait la théorie de deux gauches à jamais inconciliables qui seraient donc, par principe, incapables de toute alliance. A l'inverse, la gauche antilibérale doit être capable de proposer un projet à toute la gauche ce qui passe par l'instauration d'un vrai rapport de force avec les socio-libéraux. Comme pour le réferendum nous devons donc affirmer un projet et un processus à vocation majoritaire y compris pour gouverner. C'est la condition pour, à la fois, changer la gauche et battre la droite.
Haut de page