"La victoire du non est possible"
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, a affirmé dimanche que "la victoire du non est possible", et "qu'il appartient aux tenants du +non républicain+ de montrer comment peut (en) émerger une Europe redressée".
"C'est la tâche que nous nous assignons au cours des deux mois qui nous séparent de cette échéance décisive", a poursuivi M. Chevènement, dans un communiqué faisant suite à la publication d'un sondage donnant 52% au non.
Il a estimé qu'il s'agissait d'une "tâche éminemment pédagogique" qui ne sera pas facilitée "par la décision inique d'écarter des financements publics et des temps d'antenne de la campagne officielle le MRC". "Nous trouverons les moyens de la résistance", a-t-il ajouté.
"Le Premier ministre a choisi l'arbitraire"
En excluant le MRC des partis politiques admis à faire campagne, le Premier ministre a choisi l'arbitraire.
Il veut ignorer les 1.534.0000 électeurs qui se sont portés sur mon nom en 2002, il veut oublier que le MRC, éligible au financement public des formations politiques, a présenté près de quatre cents candidats aux dernières élections législatives.
Cette décision inique veut faire taire la voix des Républicains de progrès, des socialistes authentiques que nous représentons.
Ce déni d'égalité profite aux deux grands partis du “oui”, qui cumulent déjà l'argent public et le temps de parole. Les citoyennes et les citoyens doivent exiger un vrai débat non truqué. Mon engagement dans le débat public sera à la mesure de ce défi à l'équité.
17/03/05
"Communiqué à l'A.F.P."
Tandis que les tenants du “oui” au prochain référendum monopolisent les antennes, y compris de service public et les financements publics, le Conseil des Ministres a décidé de n'adresser le texte du traité qu'à quelques jours du scrutin “au début de la campagne officielle”.
Pour qui prend-on les citoyens ? Ils ne disposeront que de quelques jours pour découvrir, outre les quatre cent quarante-huit articles du traité, deux annexes, trente-six protocoles, ayant même valeur juridique que le traité, et plusieurs déclarations politiques adoptées par la C.I.G, au total plusieurs centaines de pages ! Comment pourront-ils comparer le flot de mensonges que leur assènent les propagandistes du “oui” avec la réalité du texte soumis au référendum ?
Je demande solennellement au gouvernement d'accélérer le mouvement et d'adresser sans tarder à chaque électeur le texte du traité constitutionnel : le débat déjà engagé dans le pays doit permettre à chaque citoyen de faire son opinion, sans être soumis à un véritable “bourrage de crânes”.