Comité du Var rouge




Le 19 janvier, le Parlement européen a décidé de bafouer la volonté des peuples français et néerlandais qui ont rejeté sans ambiguïté le Traité Constitutionnel Européen. Il a en effet décidé de faire repasser par le vote d'une résolution le texte que les citoyens ont rejeté. Cette résolution a notamment été approuvée par les députés UMP et UDF à l'unanimité, par quatre députés socialistes, les autres députés socialistes se contentant de s'abstenir. Pour faire respecter la volonté populaire, pour défendre la démocratie, signez et faites signer l'appel qui suit :



Rassembler le peuple de France, refonder la République !

Le 29 Mai 2005 n’est pas une anecdote. Il est un évènement historique : le peuple français, de façon significative, a dit non à une Europe de régression sociale, de destruction de la République, de mépris de la souveraineté populaire. Cette Europe, instrument de la mondialisation et assujettie à l’OTAN, non seulement se veut au dessus des peuples et des nations, mais encore nie leur légitimité, et même leur existence. Nous la refusons.
Depuis des années, le mensonge tient lieu de débat politique. Les extravagances fédéralistes de Bruxelles justifient les délocalisations industrielles, la destruction des services publics, les choix économiques qui provoquent le chômage de masse et la destruction des droits sociaux qui garantissaient jusqu’alors le lien social. Les thèses racistes et les définitions communautaristes du citoyen achèvent le tableau de ce champ de ruines. C’est contre cette politique d’ensemble que le 29 mai le NON l’a emporté !

Les responsables politiques méprisent la démocratie.
Et pourtant, le mépris de la démocratie et la négation de la souveraineté populaire se sont renforcés depuis le 29 mai.

Nous avons dit « assez de privatisations ! ». Les privatisations se sont encore développées.
Nous avons dit « assez de délocalisations ! ». Les délocalisations s’accentuent, encouragées en cela par le développement d’une politique de « concurrence libre et non faussée ».
Nous avons dit « non à Bolkestein ! ». Ils vont faire passer Bolkestein, comme si le 29 mai n’avait jamais existé.

Loin de remettre en cause une construction européenne qui ignore le droit des  peuples européens à disposer d’eux-mêmes, les instances de Bruxelles cherchent à développer encore plus l’espace de l’Europe néo-libérale et à renforcer le poids d’instances fédéralistes de plus en plus illégitimes et coercitives.
Les responsables politiques déconstruisent la République.
De son côté, le parti socialiste qui, avec l’ensemble des forces populaires, devrait être porteur des aspirations égalitaires et émancipatrices de la République et de la laïcité semble avoir renoncé à toute transformation sociale. Entièrement soumis à la politique néolibérale définie à Bruxelles, ses chefs vont même jusqu'à faire barrage pour interdire tout mouvement qui s'attaquerait à l'ordre existant. Comment en effet renationaliser EDF en acceptant le cadre européen qui implique la privatisation ? Comment rétablir les retraites sans rompre avec le cadre qui, à Barcelone, a ouvert la liquidation de notre système et dicté l’amputation de nos pensions ?
Ce double discours nourrit le désespoir populaire et participe à une déréliction de la démocratie dont on peut craindre les effets dévastateurs.
Il y a urgence ! Rassemblons nous !
La précarité, la pauvreté, la misère, le sous emploi, gagnent chaque jour du terrain. 3 millions de chômeurs, 2 millions d’allocataires du RMI, 3 millions de mal logés… La situation empire ! Ne pas voir cette réalité sociale qui submerge les quartiers populaires, c’est s’interdire de comprendre et donc d’agir. La désespérance gagne en l’absence de la moindre perspective. Il faut réaffirmer la cohésion de la nation autour des valeurs progressistes et sociales de la république, sans quoi les évènements qui se sont déroulés à la fin de l’année 2005 dans les quartiers populaires ne manqueront pas de se répéter.
Il faut réaffirmer le droit au travail, au salaire, au logement, à la vie. Pour cela, il est plus que temps de réagir, de nous rassembler pour débattre et décider. La volonté du peuple qui s’est exprimée le 29 mai doit être appliquée. Ceux qui s'y opposent encore doivent se soumettre ou se démettre.
Nous appelons l’ensemble des citoyens partisans du progrès social, tous les républicains opposés à la mondialisation néo-libérale et aux dérives européistes qui en sont la conséquence et l’instrument, tous ceux qui veulent reconquérir la souveraineté populaire et ont confiance en l’avenir d’une France attachée aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité, à se réunir pour débattre des moyens à mettre en œuvre afin d’apporter une réponse politique à une crise sans précédent.
Nous nous retrouverons en réunion publique le samedi 25 mars de 14h à 18h. 


Appel lancé à l’initiative du Comité Valmy et de l’Appel du 11 janvier, le groupe Internationale Gaulliste, le Forum des républicains, La sociale, Pour une Démarche Socialiste.

Les premiers signataires de cet « Appel  pour le 25 mars » sont Jean Pierre Alliot (Journaliste), Gilles Bachelier (militant associatif), Claude Beaulieu (Président du Comité Valmy), André Bellon (ancien Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée Nationale), Jean Paul Blot (Auteur réalisateur), Mathieu Brétillard (Historien), Marie José Cloiseau (Chômeuse), Denis Collin (Enseignant), Jacques Cotta (Journaliste réalisateur), Christophe Miqueu (Enseignant), Jean Claude Ramos, (Ancien Député).


Initiative soutenue par :

Appel du 11 janvier, Internationale Gaulliste, CDAFAL 59, Cercle Spinoza Nord, Comité Valmy, Fédération des Citoyens du Nord, Forum des Républicains, La sociale, Mouvement Républicain de Salut Public, Pour une Démarche Socialiste Résistance sociale, Revue Utopie critique, Ruptures, Union des Radicaux Républicains, Valeurs et Actions Républicaines, Publication Ruades, Réseau France Républicaine,


Pour ceux qui ont pris du retard, ou ne connaissaient pas cet appel, pour signer : info@comite-valmy.org

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