l’agora

3/11/2005

*Un conseil d’administration du CNRS doublement inacceptable !**Appel à signatures*

Filed under: Général — site admin @ 10:29

La composition annoncée du nouveau conseil d’administration du CNRS pose au moins deux problèmes : l’un regarde la parité homme/femme, l’autre concerne la crédibilité scientifique.

1) Aucune femme ne figure, en effet, parmi les 12 nouvelles personnalités qualifiées nommées par décret pris sur proposition du Ministre chargé de la recherche, et le Conseil d’administration ne comporte en conséquent qu’une seule femme sur 21 membres. Dans un organisme qui a fait de la parité une exigence majeure de sa politique interne, le constat est pour le moins surprenant : le monde scientifique et universitaire ne manque pas de femmes de haut niveau capables de siéger dans une telle instance.

2) Par ailleurs, il est pour le moins étonnant de voir nommer comme représentant des disciplines « Homme et Société » Michel Maffesoli, un universitaire bien connu pour ses prises de position anti-rationalistes et anti-scientifiques. Pourquoi nommer quelqu’un qui a suscité, il y a peu, la réprobation de l’ensemble de la communauté scientifique en commettant une grave faute : l’attribution du titre de docteur en sociologie à une astrologue, Elizabeth Teissier, dont la thèse faisait l’apologie de l’astrologie ?

Ce qui peut passer pour une provocation contre l’ensemble de la communauté scientifique peut être encore rectifié. C’est pourquoi nous demandons au Ministre d’abroger le décret renouvelant la composition du Conseil d’administration du CNRS et de proposer une autre composition qui soit à la fois respectueuse de l’exigence de parité et de la nécessité de la crédibilité scientifique du Conseil d’administration. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent que la mixité au CNRS ne se réduise pas à un « effet d’annonce », et toutes celles et tous ceux qui ont le souci de la respectabilité des sciences sociales, à protester contre l’actuelle composition du Conseil d’administration en signant cet appel.

/Premiers signataires :/

Christian Baudelot (PR, ENS Ulm) – Stéphane Beaud (PR, Université de Nantes) – Yaël Brinbaum (MCF, Université de Bourgogne) – Philippe Coulangeon (CR CNRS, membre de la section 36 du Comité national du CNRS) – François de Singly (PR, Université Paris-V) – Christine Détrez (MCF, ENS-LSH) – Jean-Louis Fabiani (Directeur d’études EHESS, Berlin Institute for Advanced Study) – Eric Fassin (professeur agrégé, Ecole normale supérieure, LSS et GTMS) – Yves Grafmeyer (PR, Univesité Lyon-2) – Annick Kieffer (IR CNRS, LASMAS) – Bernard Lahire (PR, ENS-LSH) – Emmanuel Lazega (PR, Université de Lille) – Catherine Marry (DR CNRS) – Pierre-Michel Menger (DR CNRS, Directeur d’études EHESS) – Gérard Mauger (DR CNRS, CSE) – Pierre Mercklé (MCF, ENS-LSH) – Louis Pinto (DR CNRS) – Claude Poliak (CR CNRS, CSE) – Alain Trautmann (DR INSERM, Institut Cochin, porte-parole de Sauvons la Recherche) – Loïc Wacquant (Professeur, University of California-Berkeley, CSE-Paris)

/*Pour signer ce texte, remplissez le formulaire de signature en ligne disponible sur *//*http://www.liens-socio.org*/

EDF: COMMUNIQUE DE PRESSE

Filed under: Général — site admin @ 9:55

Paris, le 26 octobre 2005.

Communiqué commun des Alternatifs, de la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine (CNGR), de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), du Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale (MARS), du Mouvement Républicain et Citoyen (M.R.C.), du Parti Communiste Français (PCF), et des Verts.

Le gouvernement VILLEPIN-SARKOZY vient de décider la privatisation partielle d’EDF. La libéralisation du marché de l’énergie au niveau européen décidée à Barcelone en 2002 a conduit au changement du statut d’EDF. L’heure est aujourd’hui, à l’ouverture du capital. Nous savons que les ouvertures de capital débouchent toujours sur des privatisations, France Telecom ou Air France en sont les meilleurs exemples.

Pour que les citoyens français puissent décider, en toute transparence, de la politique énergétique, EDF doit rester un service public. Seul un service 100% public garantit l’égal accès des usagers à l’électricité et la péréquation tarifaire, la solidarité des régions répond aux besoins économiques et humains du pays et pourrait à terme permettre une diversité énergétique soucieuse des générations futures et respectueuses de l’environnement.

Il faut donc une grande mobilisation politique et populaire pour marquer un coup d’arrêt à l’entreprise de liquidation des services publics d’une Droite qui veut céder les biens de la Nation aux appétits financiers, et tout marchandiser.

C’est pourquoi, les Alternatifs, la Coordination Nationale de la Gauche Républicaine (CNGR), la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), le Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale (MARS), le Mouvement Républicain et Citoyen (M.R.C.), le Parti Communiste Français (PCF), et les Verts, réunis au siège du PCF à Paris ce jour, sont déterminés à s’opposer ensemble, avec les salariés et les usagers d’EDF, à cette privatisation, et à défendre la re-nationalisation d’EDF.

Il faut d’urgence enrayer ce processus de bradage et nous appelons l’ensemble des citoyens à :

  • se mobiliser pour la réussite de la journée d’action unitaire des salariés de l’entreprise le 8 novembre
  • participer à un meeting de la Gauche à la mutualité le 8 novembre à 20h pour la défense d’EDF 100% publique et du Service Public en général
  • répondre aux initiatives locales de protestation et de mobilisation des organisations politiques, syndicales, associatives, notamment sur les sites EDF
  • appeler leurs élus à prendre position dans leurs assemblées locales, départementales et régionales

Ces initiatives doivent converger vers une réussite massive de la grande mobilisation du 19 novembre en faveur des Services Publics, à l’initiative de la Fédération Nationale des Collectifs pour la Défense et le Développement des Services Publics.

23/10/2005

Où va-t-on?

Filed under: Recul de la démocratie — JM Hureau @ 9:41

Franchement là, je me demande vraiment où on va…
JMH
http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=2801

21/10/2005

Parti socialiste. Six acteurs économico-politico-sociaux réagissent aulivre de Jospin : Son monde tel qu’ils le voient

Filed under: Général, media — site admin @ 1:39

Par Didier HASSOUX et Paul QUINIO - jeudi 20 octobre 2005

libération, qui s’est procuré le livre de Lionel Jospin, en a extrait six passages et a demandé à six «grands témoins» de réagir : José Bové, Henri Weber, Dominique Rousseau, Jean-Pierre Chevènement, Fadela Amara et Dominique Voynet.

«De la mondialisation au monde commun»

«La mondialisation est un fait avant d’être une menace. Même les antimondialistes le reconnaissent, qui se sont rebaptisés altermondialistes. (...) Si la mondialisation est un nouveau processus d’unification du monde sous l’effet de la révolution technologique, celui-ci n’est pas neuf (...). Mais le mouvement d’aujourd’hui est spécifique (...). Et s’il est vain de vouloir défaire le mouvement de la mondialisation, il est juste d’en dévoiler la nature et d’en proposer la régulation.»

josé bové, ex-porte-parole de la Confédération paysanne

«C’est daté et mou. Sa vision de la mondialisation est éloignée de la réalité, tant sur ses constats que sur ses propositions. Ses explications des changements du monde sont très courtes. Sa vision du monde est mécanique. Pire, elle est classique, du genre de celle que l’on peut trouver aujourd’hui dans un livre d’histoire de troisième. Certes, il évoque les “damnés de la terre”.Mais il ne dit à aucun moment pourquoi des peuples souffrent, vivent dans la misère, crèvent du dérèglement climatique.

Sur la carte du monde tel que Lionel Jospin le voit, la France et l’Europe sont toujours au milieu. Son monde est très européo-centré. Il raisonne comme si nous étions les seuls à développer une vision universaliste du monde. Il demeure très superficiel dans l’analyse des phénomènes de mondialisation. Pour lui, elle est comme une marée : personne ne peut aller contre. Avec ce fatalisme, il donne une légitimité au libre-échangisme. Franchement, mêmes les évêques de France sont plus radicaux.»

«L’Europe incertaine»

«Ce non [du 29 mai] est un fait politique majeur qui emporte une conséquence juridique immédiate : le traité constitutionnel européen est mort. (...) L’Europe ne connaît ni drame ni sursaut, mais bien une crise. (...)

Selon les partisans du non de gauche, qui se prétendaient pro-européens, le non français devait entraîner un élan des peuples (...). Il n’y a évidemment pas de printemps populaire, pas de secousse salvatrice. (...)

Notre pays n’est pas renforcé, mais isolé. (...)

Le non est un refus, il n’a pas d’autre contenu.»

henri weber, député européen, proche de Laurent Fabius, partisan du non à la Constitution

«Jospin a chaudement recommandé de voter oui, et il continue le combat sous la forme d’une bataille des interprétations. Pour lui, c’est la victoire du non qui a déclenché la crise en Europe, alors qu’en réalité c’est la crise de l’Union, ancienne et profonde, qui a entraîné la victoire du non. Les raisons du non sont, selon lui, d’ordre national et secondairement d’ordre européen. En réalité, les Français n’ont pas répondu à côté de la question. Ils ont dit non aux dérives libérales en Europe et en France. Surtout, en écrivant que “c’est un non de refus sans contenu”, il ignore superbement les propositions que les partisans du non de gauche comme bon nombre de partisans du oui de gauche avancent depuis cinq mois pour réorienter la construction européenne en faveur d’un soutien de la croissance, de la défense de l’emploi, des garanties de protection sociale autant que du libre commerce. Lionel Jospin les reprend à son compte sans dire d’où elles viennent. Il est vrai qu’elles ne peuvent pas venir des partisans du non puisque selon lui “le non n’a pas de contenu”. Tout cela est nul et non avenu, ne fait pas partie du “monde comme [il] le voi[t]”. Ce qui montre que son champ de vision demeure orienté et sa perception sélective.»

«Le mal institutionnel français»

«Le principe d’un régime purement présidentiel invoque souvent la tradition française et les souvenirs du “césarisme”. Ce régime serait, dans la France gauloise si rapidement désunie, porteur de conflits entre un exécutif et un législatif placés directement face à face. Mais les Césars sont loin (...). Un Président qui gouverne et assume l’ensemble de la responsabilité de l’exécutif, et un Parlement qui obtient la plénitude de ses fonctions, voilà un choix qui améliore clairement nos institutions actuelles.»

dominique rousseau, professeur de droit constitutionnel

«Son analyse du fonctionnement de la Ve République depuis 1958 est correcte, mais banale. Il oublie simplement que la Ve République fonctionne de manière présidentielle en cas de concordance politique entre le Président et le Premier ministre. Et, en cas de cohabitation, elle fonctionne de manière primo-ministérielle. C’est un mal politique – et non institutionnel – qui explique la primauté du pouvoir présidentiel. Si toutes les personnalités politiques annonçaient vouloir devenir Premier ministre plutôt que chef de l’Etat, on en aurait fini de la primauté présidentielle. J’ajoute que son distinguo entre cohabitation “douce”, “dure” et “longue” est superficiel. La cohabitation est toujours difficile entre le Président et le Premier ministre. Même s’ils appartiennent au même camp. Je rappelle que c’est Lionel Jospin, Premier ministre, qui a imposé l’inversion du calendrier électoral comme le quinquennat. Il a donc renforcé la dérive monarchique du régime. Et ainsi largement contribué à ce qu’il nomme l’épuisement institutionnel. Pour finir, je retiens un aveu. Lionel Jospin concède s’être “posé la question” de devoir “mettre fin lui-même à la cohabitation”. Il aurait mieux fait d’y répondre.»

«La sécurité dans la République»

«Malgré nos actes et nos engagements, nous n’avons pas pu ôter de l’esprit des Français le préjugé selon lequel la sécurité nous mobilisait moins que la droite. Ce n’était pas tant l’action du gouvernement qui était en cause que le discours de la gauche, ou, pour être plus précis, l’incapacité de toute la gauche à tenir ensemble un discours homogène sur la sécurité. (...) En Corse (...), des évolutions statutaires ont été entreprises. (...) Le lien avec la France n’a pas été rompu.»

jean-pierre chevènement, ex-ministre de l’Intérieur

«Sur l’analyse, le constat qu’il fait de la violence, il n’y a pas une feuille à papier à cigarette entre Lionel Jospin et moi. Il souligne, comme je l’ai fait, l’incapacité de la gauche à offrir un discours homogène et construit sur les questions de sécurité. En revanche, nous divergeons en ce qui concerne les ambitions et les moyens à mettre en oeuvre pour une véritable police de proximité que la droite s’acharne à démanteler.

Sur la Corse, je ne tiens pas à remuer le couteau dans la plaie. Mais je me félicite tout de même que Jospin reconnaisse que le processus de Matignon est mort et enterré. Il prend enfin acte qu’une majorité de Corses veut rester attachée à la République. Si sur ce sujet, comme sur d’autres, Jospin avait tenu compte de ce que je lui disais, peut-être n’aurais-je pas été candidat à la présidentielle de 2002.»

«Etre français»

«Faisons évoluer les mentalités et les réalités plutôt que d’invoquer le concept choquant de “discrimination positive”, puisqu’il érige en vertu une idée – la discrimination – que nous réprouvons. (...) Etre français, ce n’est donc pas seulement un héritage, c’est une possibilité ouverte. (...) En France, le patriotisme est en recul (...) au point de sembler confisqué par l’extrême droite qui le colore de xénophobie. (...) La forme que peut prendre le patriotisme aujourd’hui est celle, pacifique mais précieuse pour la vie d’une nation, de l’amour et de la fierté.»

fadela amara, présidente du mouvement Ni putes ni soumises

«C’est avec force, clarté et pédagogie que Jospin aborde la question de l’immigration. Il rappelle à un moment où ses camarades sont tentés par d’autres thèses que les quotas ethniques n’appartiennent pas à notre tradition, que la diversité n’est pas un obstacle à l’intégration, ni à la cohésion nationale. C’est un élément structurant dans l’histoire de France et de la République. Ce rappel est le bienvenu dans un contexte où l’on déclare tout et n’importe quoi sur la question. Toutefois, sa dmonstration laisse subsister quelques interrogations. En effet, à l’universalisme abstrait, il oppose un universalisme ouvert, qui prend en compte les diversités de l’être. Quelle garantie avons-nous pour que dans cette définition de l’universalité la diversité ne devienne pas un élément structurant de la revendication ? Lionel Jospin ne nous dit pas si le port du foulard est un élément d’une diversité parmi d’autres ou un outil d’oppression de la femme. Sa volonté de reformuler l’universalité me fait penser à la même volonté de certains – à droite comme à gauche – de reformuler la laïcité.»

«Où en est le socialisme ?»

«Au lieu de se comporter comme un courant critique du socialisme démocratique, les groupes d’extrême gauche le méprisent, le fustigent et contribuent à le faire battre dans les urnes. (...) Aussi nous ne céderons pas à la pression de l’extrême gauche et de ses compagnons de route, mais nous comparerons sans faiblesse leur action et notre bilan. (...) Le socialisme et l’écologie ne peuvent plus se séparer. Toutes les thèses écologistes ne peuvent être acceptées sans réserve. J’en prendrai deux exemples. Le premier concerne l’énergie nucléaire. Les écologistes lui sont profondément hostiles (...). Mais il serait irresponsable pour l’avenir de l’humanité, pour la France, d’y renoncer. Second exemple : les OGM. L’écologie n’autorise ni l’obscurantisme, ni le vandalisme.»

dominique voynet, ex-ministre Verts de l’Environnement

«C’est du Jospin, sérieux, austère, systématique, maîtrisé. Comme d’habitude. J’ai même parfois l’impression que c’est un peu corseté. Sur le socialisme, tous les fondamentaux y sont. A propos de la gauche, la reconnaissance de l’apport original de l’écologie tranche avec les pages très sévères sur l’idéologie communiste et le gauchisme. Mais je suis quand même gênée. Il y a de la reconnaissance politique, mais Jospin garde la même grille de lecture socialiste sans jamais penser que certains thèmes écologiques doivent être mis au coeur des politiques. Ils restent pour lui périphériques. Il n’a pas appréhendé malgré notre invitation à le faire l’ampleur des bouleversements en cours, par exemple sur le changement climatique, la crise énergétique ou la perte de biodiversité. Par ailleurs, ses réserves sur le nucléaire et les OGM ne sont pas dépourvues d’une certaine naïveté. Sur les OGM, il reprend les arguments des lobbies. Sur le nucléaire, il reste dans l’incantation sur l’énergie inépuisable. Il y a beaucoup de Claude Allègre dans tout ça. Toutes ces pages respirent l’équilibre jospinien.»

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=332406

“EMISSION “RIPOSTES” Thème : France, qu’as-tu fait du « non » ?

Filed under: media — site admin @ 8:02

Dimanche 23 octobre, de 18h à 19h, sur France 5.

Participeront  : Jacques Nikonoff, Jean-Louis Bourlanges, Nicolas Dupont-Aignan, Marylise Lebranchu, Jean-Luc Mélenchon, Jorge Semprun.

20/10/2005

Peuple et pouvoir

Filed under: Général — site admin @ 10:34

Une cinquantaine de personnes, chercheurs en sciences sociales, militants politiques et syndicaux, responsables d’associations (1) ont répondu samedi 15 octobre à l’invitation de l’Observatoire des mouvements sociaux qui proposait de réfléchir aux rapports du « mouvement populaire » et des « pouvoirs institutionnels ». Deux développements convergents ont structuré les débats.

Le premier autour du problème de la périodisation des évènements socio-politiques. Est-ce que le 29 mai instaure une rupture au terme de la décennie 1995-2005, censée marquer « l’après » keysiano-fordisme ? Comment analyser dès lors la chute de tension, la chute de forces qui semble caractériser la situation de la rentrée sociale en France ? Ce fut le second axe de questionnement : la nature des difficultés que pose le passage (et le non-passage) de l’antilibéralisme social à l’anticapitalisme politique.

Certains participants répondent par ce qu’ils ont appelé « l’orthopraxie » : la possibilité de favoriser une transformation immédiate sur le terrain politique, à travers des expériences embryonnaires d’autogestion, de vie de quartier, de mobilisations échappant aux règles des institutions et, pour les partis de gauche, d’immersion dans les luttes. Propositions dont il faut reconnaître le caractère largement théorique.

D’autres s’interrogent sur la réalité des classes sociales aujourd’hui, l’émergence éventuelle d’un « nouveau bloc », la question de la nature et du rôle de la dialectique, mais également sur la place et le rôle de la nation qui reste une matrice des luttes, alors même qu’il n’est pas possible de mettre l’Europe de côté. La profondeur de la crise de la politique reste une donnée centrale de la période que n’a pas fait disparaître la « renationalisation » du débat européen autour du 29 mai. La pertinence du découpage entre démocratie politique et démocratie sociale, héritée de l’histoire républicaine et révolutionnaire, assigne en fin de compte un rapport critiquable du citoyen au pouvoir aujourd’hui. C’est pourquoi la construction d’une nouvelle relation à l’institution implique, ont fait remarquer plusieurs intervenants, de réinterroger la scission société civile-État. Ce sera l’objet de nouvelles rencontres.

(1) Notamment, Michel Vakaloulis, Stéphane Rozès, René Mouriaux, Pierre Zarka, Monique Dental, Michel Fiant, Nicole Édith Stevenin, Dominique Sanchez, Francis Sitel.

Laurent Renaud
http://www.humanite.fr/journal/2005-10-18/2005-10-18-816215

18/10/2005

Mobilisons nous pour les services publics le 19/11 !

Filed under: services publics, communiqués — site admin @ 11:13

Communiqué du Mars

ILS ATTAQUENT LES SERVICES PUBLICS,
ILS PRIVATISENT CE QUI APPARTIENT AU PEUPLE,
ILS S’APPRETENT A DIRE OUI A BOLKESTEIN

MAINTENANT CA SUFFIT
LE 19 NOVEMBRE ON LEUR DIT STOP !

à suivre

16/10/2005

DEMENTI de LA FONDATION COPERNIC

Filed under: Général — site admin @ 11:53

COMMUNIQUE (13 octobre 2005)

Le Monde indique, dans son édition du 13 octobre, que la fondation Copernic aurait été chargée de rédiger un programme par les initiateurs d’un appel relatif aux prochaines élections présidentielles. Cette information est erronée. La fondation Copernic, dont ce n’est pas la vocation, n’a participé à aucune réunion préparatoire audit appel. Elle n’a été chargée par personne de quoi que ce soit. La mise en route d‘un groupe de travail sur le contenu des politiques de rupture avec le libéralisme a été décidée par la fondation Copernic et annonçé fin août. Ce groupe rassemble des participants qui ont sans doute (ils n’ont pas été interrogés sur ce point) des avis différents sur ce qu’il conviendra de faire à l’occasion des élections présidentielles.

15/10/2005

La SNCM se remet doucement en route, sur fond de manifestations

Filed under: Général — site admin @ 9:20

MARSEILLE (AFP) – amedi 15 octobre 2005, 20h15

La SNCM se remettait doucement en route samedi, après le départ de ses premiers bateaux vers la Corse et le Maghreb, alors que des milliers de personnes ont manifesté à Marseille et à Ajaccio pour l’emploi et la défense des services publics.
A Marseille, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, et le leader des marins CGT de la SNCM, Jean-Paul Israël, ont défilé côte à côte, désireux d’afficher leur unité, aux lendemains d’une grève à la SNCM qui a éprouvé les relations entre la base marseillaise et la direction du syndicat.

Le cortège a rassemblé 1.500 personnes selon la police, 15.000 selon les organisateurs, entre 3 et 4.000 selon l’AFP.
Les slogans ont insisté sur la défense de l’emploi et des services publics, dans une région marseillaise qui accumule les mauvaises nouvelles: 400 suppressions d’emplois à venir à la SNCM, 638 à l’usine STMicroelectronics de Rousset, près d’Aix-en-Provence, 280 menacés dans l’usine Nestlé du quartier de Saint-Menet.

A Ajaccio, 400 personnes ont également défilé pour la défense des services publics à l’appel d’une intersyndicale. Le Syndicat des travailleurs corses (STC, nationaliste) était venu sans sa section marins, qui s’est retirée de l’appel des syndicats jeudi, après la décision de la CGT de favoriser la reprise le travail à la SNCM. Les marins du STC avaient alors dénoncé une trahison de la CGT.
A la SNCM, les rotations de navires se sont poursuivies samedi vers la Corse et le premier navire vers le Maghreb, le Méditerranée, a pris la mer samedi vers 18H00 pour rallier la Tunisie. Son blocage à quai le 20 septembre avait marqué le début du plus grave conflit social qu’ait connu la Société nationale Corse Méditerranée.

Le cargo mixte Paglia Orba, parti vendredi soir de Marseille, a été le premier des dix bateaux de la SNCM à rallier la Corse.
Signe de l’apaisement qui semblait s’installer après les 23 jours de grève et de fièvre, le Pascal-Paoli, célèbre depuis son détournement par des marins du STC, est arrivé sans encombre samedi matin à Bastia, sans présence particulière sur le port ni de marins STC, ni de militants nationalistes, ni de forces de l’ordre.

La reprise de l’activité a permis d’éviter de justesse le dépôt de bilan.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, a estimé vendredi soir que personne n’avait “perdu la face” dans ce conflit alors que les syndicats n’ont pas caché leur amertume face à la manière dont le gouvernement a géré la crise.

Alors que la SNCM aurait pu se trouver en cessation de paiement, la trésorerie permettant le fonctionnement de l’entreprise dans les semaines qui viennent est assuré, a déclaré samedi à l’AFP un porte-parole du ministère des Finances.
Il n’a pas confirmé des informations données par une source proche du dossier selon lesquelles le conseil d’administration de la holding de la SNCM, la Compagnie générale maritime et financière (CGMF), devait proposer vendredi dernier 25 millions d’euros pour assurer la trésorerie.

Un nouveau CA de la CGMF est prévu mardi, a indiqué une source proche du dossier.

L’entreprise va maintenant entrer de plain-pied dans la mise en oeuvre du plan de privatisation partielle: il prévoit d’attribuer 38% du capital au fonds d’investissement Butler Capital Partners (BCP), 28% à l’industriel Connex (groupe Veolia), 25% à l’Etat et 9% aux salariés. Les 400 suppressions d’emplois prévues dans ce plan, sur 2.400, se feront sans licenciement sec.

Le directeur général de la Connex, Stéphane Richard, a déjà jugé que “tout le monde a intérêt à ce que ça change” à la SNCM, notamment au niveau de “l’organisation quotidienne” et des “dessertes”.

Laurent Fabius ressent “beaucoup d’amertume” après la fin du conflit à la SNCM

Filed under: Général — site admin @ 9:54

PARIS (AP) – vendredi 14 octobre 2005, 19h58

Laurent Fabius a dit vendredi soir ressentir “beaucoup d’amertume” après la fin du conflit à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM).

“Tout cela va laisser un sentiment de gâchis, d’amertume considérable”, a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste sur France-Inter.

“Comment parler de succès alors que plusieurs centaines d’emplois seront supprimés (...) alors que le dialogue n’a pas vraiment eu lieu?”, a demandé le député de Seine maritime.

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