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22 juin 2007

Le projet secret de nouveau traité européen

Enregistré dans : général — admin @ 10:39 am

Pour la République Sociale - 22 juin 2007

Le projet secret de nouveau traité

PRS s’est procuré le Projet de nouveau traité européen soumis au sommet du 21 juin 2007. Ce document est secret. Il n’a jamais été rendu public jusqu’ici, selon une règle bien établie : les discussions sur l’avenir de l’Europe relèvent du secret de la diplomatie intergouvernementale, jamais de la démocratie du débat citoyen. Une opacité contre laquelle nous luttons en le mettant à la disposition de tous.

Nous vous donnons rendez-vous sur le site dès les prochaines heures pour prendre connaissance du résultat des négociations entre les gouvernements de l’Union. Nous diffuserons la version définitive du nouveau traité si celui-ci est adopté et publierons également une première analyse de son contenu.

En faisant circuler ces informations, chacun de nous peut éviter que des décisions vitales pour l’avenir de l’Union européenne soient prises dans le dos des citoyens.

17 mai 2007

INDIGNATION DEVANT LA RECUPERATION DE LA MEMOIRE DE GUY MÔQUET PAR SARKOZY

Enregistré dans : général — admin @ 8:22 pm

La section du PCF Paris 15ème, comme des milliers de communistes de France, exprime son indignation devant l’opération de récupération de la mémoire de Guy Môquet à laquelle s’est livrée hier M. Sarkozy, jour de son investiture.

Elle rappelle que Guy Môquet a été arrêté en octobre 1940 par la police française comme militant communiste. Il était le fils de Prosper Môquet, député communiste déchu de son mandat par les députés qui allaient voter les pleins pouvoirs à Pétain et dont un bon nombre est parvenu à rester aux affaires après 1945. Il a été fusillé par les soldats allemands à l’âge de 17 ans, avec 26 de ses camarades à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Ils avaient été désignés comme otages à exécuter par le ministre de l’intérieur de Vichy Pucheu parce qu’ils étaient communistes. Ils sont morts en criant « Vive la France ! ».

Militants communistes, nous dénions formellement le droit à M. Sarkozy de s’approprier cette mémoire. Ses orientations politiques, sa conception de l’histoire sont totalement à l’opposé des idéaux patriotiques de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples pour lesquels nos camarades sont tombés.

Nous enjoignons nos camarades, les citoyens à exprimer publiquement leur réprobation.

« Vive le Parti communiste qui fera une France libre, forte et heureuse ! » avaient écrit ses compagnons Pourchasse, Barthélémy et Timbaud avant d’être fusillés avec Guy Môquet dont la dernière pensée fut : « Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ».

Guy Moquet PCF PARIS 15, le 17 mai 2007

9 mai 2007

Le Parlement européen s’élève contre le “traité simplifié” de Sarkozy

Enregistré dans : général — admin @ 10:44 pm

Alexandrine Bouilhet (à Bruxelles) - Publié le 08 mai 2007

Les opposants au mini traité prôné par Nicolas Sarkozy pour sortir l’Europe de l’ornière ont donné de la voix dès hier, à Bruxelles. « Un mini traité, quelle que soit sa forme, n’est pas acceptable pour résoudre la crise constitutionnelle », a affirmé le président de la Commission des Affaires institutionnelles du parlement, l’eurodéputé Jo Leinen. Le parlementaire social-démocrate allemand critique le manque d’ambition de la proposition française, qui ne retient de la Constitution moribonde que certaines innovations institutionnelles. « Au lieu de rayer des politiques (traité minus), il serait plutôt nécessaire de faire des ajouts (traité plus) afin de prendre en compte les développements nouveaux », affirme le député, qui cite la protection du climat comme une politique nécessaire à ajouter au texte.

Son plaidoyer reflète le point de vue de la plupart des députés allemands et, selon lui, de la majorité du parlement européen. « Le compromis global auquel les 27 États membres ont donné leur accord, ne contient pas seulement un renforcement des institutions, mais également un renforcement des politiques » dit-il. Loin d’être la panacée rêvée par Nicolas Sarkozy à la crise européenne, la solution du « mini traité », devenu entre-temps un « traité simplifié », risque d’opposer Paris et Berlin dans la perspective du Conseil européen de juin. Ce sujet figure en tête de l’ordre du jour de la prochaine rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, à Berlin.

7 mai 2007

DECLARATION DU MARS-GAUCHE REPUBLICAINE

Enregistré dans : général — admin @ 12:31 pm

L’élection de Nicolas Sarkozy est incontestable. Elle n’en est pas moins une très mauvaise nouvelle pour la France.

Si le nouveau Président de la République a masqué son projet libéral par un discours démagogique en faveur du monde du travail, la soupe n’en sera que plus amère pour la grande majorité de nos concitoyens qui, justement, ne vivent que des revenus de leur travail. Car au-delà de l’habillage il y a une véritable politique de « classe », en rupture même avec ce qu’il restait de la tradition sociale de la droite gaulliste. M. Sarkozy a dit sa volonté de la mettre en œuvre rapidement, quitte à faire siéger l’Assemblée Nationale cet été. Cet empressement cache une certaine lucidité : s’il a gagné, Nicolas Sarkozy sait paradoxalement qu’il est loin de disposer d’une adhésion majoritaire dans la population pour une politique aussi radicale. Il lui faut donc aller vite et profiter de l’élan qu’il espère tirer de sa victoire. Il appartient donc à toutes les forces de la gauche politique et sociale de ne pas céder à l’abattement et à la résignation et, dès demain, de reprendre le combat.

Pour ce faire, la gauche doit commencer à tirer des leçons de son échec. Un échec d’autant plus cuisant qu’il aurait du être évité ! Rien de ce qui se passe depuis cinq ans n’aurait du permettre à M. Sarkozy de se revendiquer comme le candidat du peuple alors que son programme n’est jamais qu’une simple démarcation de celui du MEDEF !
La gauche n’a pas su renouer suffisamment avec les classes populaires. Elle n’a pas su présenter une alternative à la hauteur des enjeux sociaux et démocratiques tels que le laissaient espérer la victoire du “non” au projet de Traité Constitutionnel Européen, la mobilisation sociale victorieuse contre le Contrat Première Embauche et les scrutins électoraux intermédiaires qui avaient démontré la possibilité de battre la droite.
Cette défaite est d’abord celle du social-libéralisme.
Ségolène Royal en a en effet proposé une version vantant davantage “l’esprit d’entreprise” que s’articulant sur la question du partage des richesses entre le capital et le travail dont le déséquilibre, accentué depuis 10 ans, mine pourtant l’économie et la société française. Ce discours œcuménique, qui s’est renforcé entre les deux tours, a tout naturellement débouché sur une invitation à une construction politique “ad hoc”. Mme Royal s’est voulue le trait d’union entre le François Mitterrand de la France Tranquille de 1988 et le New labour de Tony Blair en suggérant, en fin de campagne, un nouvel horizon stratégique « à l’italienne » d’alliance avec le centre, se proposant même de dépasser la logique « des clivages » et des « blocs », c’est à dire la confrontation entre la gauche et la droite. Ce n’était pas là que résidait la voie pour la victoire, ce n’est pas là qu’elle résidera demain.

La responsabilité des forces de gauche qui avaient su participer activement à la victoire du 29 mai 2005 est également engagée dans cette défaite. Nous restons convaincus qu’une gauche antilibérale unie aurait été à même de modifier le rapport de force à gauche et donc de changer la donne, comme (d’une certaine manière) a su le faire, dans un sens opposé, François Bayrou. Que l’on ne s’y trompe pas, l’échec terrible des forces de la gauche de transformation n’aura pas marqué la faillite de leur stratégie d’union mais au contraire été provoqué par leur incapacité à mener celle-ci jusqu’au bout.

Ce double échec implique une nécessité : il faut refonder un véritable projet alternatif à vocation majoritaire en s’adressant à toute la gauche si nous ne voulons pas que ces élections ouvrent pour de bon une mutation politique en France. Car n’en doutons pas, des voix vont désormais se faire plus fortes au sein du Parti socialiste et de ses alliés pour accentuer et théoriser l’alliance esquissée avec le centre. A l’autre bout de l’échiquier de la gauche, d’autres ne vont pas manquer de cautionner cette dérive en décrétant une frontière toujours plus infranchissable entre « deux gauches ». Face à ce phénomène prévisible, il devient urgent que tous ceux qui refusent cette double évolution au nom de la vocation transformatrice historique de la gauche, trouvent des espaces de discussion, de débat, d’élaboration et de mobilisation.

Mais d’abord donc, il nous appartient de relever la tête et de nous mobiliser pour les législatives en refusant à Nicolas Sarkozy la majorité parlementaire dont il rêve.

Le Mars-Gauche républicaine appelle en conséquence la gauche à se présenter devant les électeurs sur ses valeurs ce qui implique de se démarquer nettement de toute construction politique avec le centre. Nous affirmons également qu’il est encore temps pour que les forces, sensibilités et personnalités de la gauche antilibérale, quel que soit leur parti, fassent preuve de lucidité en s’unissant ou tout au moins en évitant au maximum les situations de concurrence pour les législatives afin de ne pas être réduit au silence voir disparaître de l’assemblée nationale. Le Mars-Gauche Républicaine est pour sa part disposé à toute réunion qui travaillerait dans ce sens. Il n’est pas trop tard !

Nous n’avons pas sur apporter à notre peuple la victoire qu’il méritait, nous lui devons aujourd’hui de ne pas céder à la résignation.

Le 6 mai 2007

Jean-Pierre Chevènement en appelle “à la rénovation de toute la gauche”

Enregistré dans : général — admin @ 11:40 am

PARIS (AP) - 7 mai 2007

Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle, Jean-Pierre Chevènement en a appelé lundi matin “à la rénovation de toute la gauche”, estimant que “le cycle d’Epinay s’est achevé” dimanche soir.

“Il me semble qu’on ne peut pas faire l’impasse d’une réflexion et d’une action collective qui doit d’ailleurs déborder le Parti socialiste”, a déclaré le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) sur LCI. “J’en appelle à la rénovation de toute la gauche. Elle en a bien besoin car la gauche vient de loin. Elle doit faire une analyse de ce qu’a été son histoire, son passé, ses erreurs le cas échéant”.

Selon l’ancien ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin, soutien de Ségolène Royal, “tout le monde comprend que le cycle d’Epinay (qui avait vu la création du PS et l’intronisation de François Mitterrand à sa tête en 1971) s’est achevé”. “Maintenant le Parti socialiste doit savoir où il habite”, a-t-il souligné, appelant de ses voeux une “refondation républicaine”.

Jean-Pierre Chevènement a estimé que Ségolène Royal avait fait “une belle campagne, à la limite de ses forces” et qu’elle “représente une force, un capital qui doit se manifester dans la campagne” pour les élections législatives à venir.

A ce propos, il a rappelé que le MRC “a passé un accord politique avec le Parti socialiste” et attend du PS “qu’il fasse exécuter le volet électoral de cet accord, c’est-à-dire qu’il désavoue clairement, qu’il exclut, les candidats socialistes dissidents dans les circonscriptions où ils se maintiennent”.

“Je n’ai pas voulu perturber la campagne présidentielle en amenant ces questions au grand jour, mais maintenant elles se posent puisque nous sommes à l’horizon des législatives”, a expliqué M. Chevènement. AP

6 mai 2007

L’ouverture au centre est une “foutaise”, condamne Jean-Luc Mélenchon

Enregistré dans : général — Claude Roddier @ 10:31 pm

PARIS (AP) - Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a condamné dimanche soir l’ouverture vers le centre engagée par la candidate Ségolène Royal dans l’entre-deux tours en affirmant que c’est “de la foutaise” qui fait perdre les socialistes.

“A chaque fois qu’on fait ça, on perd”, a-t-il affirmé aux journalistes depuis le siège du Parti socialiste à Paris. “On n’en parle même plus, c’est de la foutaise démontrée par A+B.”

“On a subi une défaite qui n’est pas seulement une défaite électorale, qui est une défaite idéologique, c’est plus grave. On n’a pas la capacité d’entraîner la société du côté des valeurs de gauche”, a-t-il regretté après l’annonce des résultats.

Interrogé sur le rôle que devra jouer la candidate dans le cadre de la campagne pour les prochaines législatives de juin, il a expliqué que Ségolène Royal “va participer à la campagne comme tout le monde”.

“Il faudra qu’on revienne sur tout ça en détail, sans acrimonie”, mais plus tard, a-t-il jugé. “Au point où on est rendus, ce serait de la bêtise que d’ajouter des disputes non maîtrisées au désastre. Il faut prendre le temps d’y réfléchir avec sérieux.” AP

Site du maquis Vallier

Enregistré dans : général — Claude Roddier @ 8:30 pm

Le 6 mai 2007, 20 heures30

Evènements annoncés sur le site Avenir d’Attac

“Samedi 21 avril à Aups (83)
A la mairie d’Aups de 15h à 18h. Témoignages et lectures à l’occasion de la sortie en librairie du journal du maquis du Lieutenant Vallier, accompagné d’un appareil historique et critique sous le titre de “Le cahier rouge du maquis”. Gleb Sivirine, en tant que “lieutenant Vallier”, a été le chef du “Maquis Vallier” de février à août 1944. Visitez le site du maquis vallier

Je dois dire que Gleb Sivirine était mon père et que c’est moi qui ai recopié l’année dernière son journal sous forme de blog, chaque entrée correspondant à ce qui avait été écrit le même jour 62 ans auparavant. J’avais appelé ce blog “le plus vieux blog du monde”. Beaucoup de lecteurs s’étaient pris au jeu et attendaient la parution des articles comme s’il s’était agi d’évènements actuels, comme si la Résistance allait redevenir quelque chose d’actuel.

NOUS NE LAISSERONS PAS NICOLAS SARKOZY BAFOUER L’HISTOIRE ET PIÉTINER LA RÉSISTANCE

Enregistré dans : général — admin @ 7:53 pm

Communiqué du réseau Avenir d’Attac

Le 5 mai 2007.

Hier, le 4 mai 2007, Nicolas Sarkozy est venu s’approprier une part de l’héroïsme des maquisards des Glières en Haute-Savoie. Sans eux. Mais le candidat de l’ultralibéralisme à l’élection présidentielle pouvait-il avoir à ses côtés d’authentiques Résistants, lui qui foule aux pieds les acquis sociaux qui étaient au coeur du Programme du Conseil National de la Résistance (Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.) ? Lui qui, sans vergogne, joue avec l’idéologie de l’extrême droite pour gagner quelques voix ? Pouvait-il se tenir aux côtés de ceux qui ont lutté contre cette même idéologie ?

Les derniers maquisards des Glières n’ont ainsi pas été conviés à cette mascarade électorale. Ils n’ont pas même été prévenus de sa tenue. Et, lorsque les Résistants ont alerté la presse, les journalistes n’ont pas daigné répondre à leur appel. C’est que les ordonnances sur la presse et les agences de presse de 1944 et 1945 sont aujourd’hui lettres mortes.

Nicolas Sarkozy sait-il seulement que la Résistance était porteuse également de ce projet social de solidarité énoncé dans le Programme National de la Résistance, lui dont le QG de campagne, au moment de la disparition de Lucie Aubrac, s’est fendu d’un communiqué qui révèle sa méconnaissance de l’histoire de la Résistance. N’y était-il pas indiqué que Madame Aubrac avait libéré des griffes de Klaus Barbie son époux, Raymond Aubrac, et Jean Moulin, alors que ce dernier est sans doute mort le 8 juillet 1943, en gare de Metz, après avoir été torturé par Barbie à Lyon, puis par Boemelburg à Paris.

Nicolas Sarkozy prétend s’arroger l’héritage de la Résistance en faisant du plateau des Glières sa roche de Solutré, et il ignore même les conditions de la mort de Jean Moulin sous la présidence duquel le PNR commença à être rédigé.

Nicolas Sarkozy fait feu de tout bois. Il puise dans l’histoire nationale des noms : Jaurès, Blum. Il ne sait pas trop ce qui est arrivé à Jean Moulin. Il ne doit pas trop savoir non plus ce qui est arrivé sur le plateau des Glières, ni ce qu’est le PNR qui a été à l’origine des conquêtes sociales de la Libération.

Attac, en mars 2004, recevait notamment Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Philippe Dechartre, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Jean-Pierre Vernant, avec bonheur et respect à l’occasion du soixantième anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance. Ils étaient venus nous dire qu’il fallait faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Ils avaient lancé un nouvel appel à la résistance en direction des jeunes générations : “Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».”

Le 4 mai 2007, le candidat Sarkozy emmène les journalistes et les cameraman sur le plateau des Glières. Mais il n’y a pas de place pour ceux qui ont survécu au premier drame des maquis. Est-ce ainsi que les Républiques survivent ?

Porte-parole du réseau :

Aurélien Bernier, Michèle Dessenne, Pascale Fourier, Jacques Nikonoff.

Vous trouverez sur le site d’Avenir d’Attac le texte de l’Appel des Résistants aux jeunes générations, du 8 mars 2004, que les médias à l’époque ont purement et simplement boycotté.

Comité de vigilance face aux usages publics de l’Histoire

4 mai 2007

L’ENJEU DE SOCIETE DU 6 MAI 2007

Enregistré dans : général — admin @ 10:05 pm

Par Attac France

Attac, association d’éducation populaire sans attache partisane, est néanmoins concernée par le choix politique essentiel du dimanche 6 mai parce qu’il portera sur un enjeu de société. Si le programme de Ségolène Royal n’est pas en mesure d’opérer les ruptures nécessaires avec la logique néolibérale, celui de Nicolas Sarkozy représente un danger pour la société.

La démocratie contre la xénophobie et la restriction des libertés

Nicolas Sarkozy a contribué à mettre le feu aux poudres dans des banlieues délaissées en terme de services publics et frappées par un chômage endémique. En stigmatisant les jeunes traités de “racaille”, en menaçant de “kärchériser” les quartiers pauvres, lui, l’élu de Neuilly, la commune la plus riche de France, a dévoilé le vrai visage du « rêve » qu’il fait pour la France. Sa politique “d’immigration choisie” au seul profit des entreprises, faite de criminalisation des immigrés, traqués jusque dans les écoles et les hôpitaux, mais aussi de leurs soutiens, est liberticide et viole les droits humains.

La raison contre l’obscurantisme

On savait que Nicolas Sarkozy voulait “dépister” les enfants “potentiellement délinquants” dès l’âge de trois ans. Il prétend aussi que la pédophilie et la tendance au suicide sont “inscrites dans les gènes”. De telles affirmations étant contraires à tout ce que la science a pu établir, on pourrait rire de cet obscurantisme moyenâgeux. Mais c’est pire, car cela sous-tend une vision réactionnaire consistant à renvoyer les conditions sociales et les comportements à la prédestination dont les individus seraient l’objet. Les thèmes du programme de Sarkozy sont directement inspirés par les courants néoconservateurs états-uniens. On comprend mieux le soutien qu’il a apporté à la politique de Bush en Irak.

La solidarité contre le cynisme des puissants

Nicolas Sarkozy veut faire travailler plus : semaines rallongées, retraite à 65 ou 70 ans, le tout avec des contrats de travail dévalorisés. Les chômeurs seront contraints d’accepter n’importe quelle offre d’emploi, sinon leurs allocations seront supprimées. C’est la flexibilité, le doux nom pour dire : “courbez l’échine !”.
Les heures supplémentaires ne donneront plus lieu à cotisations sociales. C’est le meilleur moyen d’assécher les caisses de la Sécurité sociale, puis de la déclarer en faillite. Les compagnies d’assurance pourront se frotter les mains. Nicolas Sarkozy veut renforcer le “bouclier fiscal” des riches, réduire encore l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les successions,l’impôt sur les sociétés et l’impôt de solidarité sur la fortune.C’est le meilleur moyen d’accroître le déficit du budget de l’État,face auquel il ne pourra que diminuer les dépenses publiques d’éducation, de santé, de logement, etc. Et tout cela, pourquoi ?
Parce que telle est l’exigence qu’expriment sans honte les puissances financières, leurs actionnaires et le patronat, relayés par des médias complices ou complaisants. Le chômage ne recule pas, le SMIC et les petits salaires végètent, mais les profits du CAC 40 et autres entreprises s’envolent au rythme des plans de licenciement et de la destruction de la nature. Une nature déjà polluée et malmenée par le productivisme et qui le sera encore davantage avec des OGM partout.

Au nom de la démocratie, de la solidarité et de l’écologie

Attac considère que les mesures préconisées par Nicolas Sarkozy sont totalement incompatibles avec les principes de justice et de démocratie au nom desquels l’association agit.

3 mai 2007

Deuxième tour de l’élection présidentielle : Déclaration du Comité Valmy

Enregistré dans : général — admin @ 11:28 am

logo_Valmy

Se rassembler autour de la République et Résister !

Le Comité Valmy, dénonce à nouveau la manipulation totalitaire dont le peuple de France est l’objet à l’occasion de l’élection présidentielle. Véritable viol du peuple, ce conditionnement méthodique entrepris de longue date, par l’appareil souterrain euro atlantiste, est massif, continu, puissant. Il dispose quasiment de tous les médias. Il est accepté allègrement par les dirigeants du Parti socialiste, par ceux de l’UMP, par tous les anti-démocrates fédéralistes qui, sans exception, en sont les complices et les bénéficiaires. Cette guerre idéologique, comme c’était prévisible, marque des points :

Aucun candidat représentant du non majoritaire ne devait pouvoir être présent au premier tour, en position éligible. Objectif réussi.

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui étaient présélectionnés comme candidats préférentiels sont, comme souhaité par l’oligarchie financière, présents au second tour.

La « feuille de route » du totalitarisme anti-national et antirépublicain est respectée. Cependant, nous restons persuadés que le peuple de France, contrairement aux apparences, est bel est bien entré en résistance. Si, submergé par la propagande politico-médiatique - sans contrepartie idéologique véritable - de la finance mondialisée, il perd actuellement une bataille, il parviendra en fin de compte à gagner cette véritable guerre de résistance, dans laquelle la lutte des classes a pris un caractère républicain, patriotique, anti-impérialiste et démocratique.

Pour le second tour, le Comité Valmy ne souhaite pas entrer dans la logique manipulatrice d’un choix imposé par les ennemis du peuple, sur le thème non pertinent en l’occurrence, du clivage gauche/droite. Il considère qu’en premier lieu, au-delà du torrent de démagogie et des promesses mensongères, les deux candidats du fédéralisme ont un programme commun, le carcan du traité de Maastricht et de l’ensemble de leurs engagements supranationaux identiques et élaborés dans la matrice néo-libérale et atlantiste de l’Union Européenne.

Certains de nos amis défendent la thèse selon laquelle Nicolas Sarkozy représenterait le danger le plus important. Caractériel et fascisant, allié d’un G W Bush belliciste et des néo-conservateurs américains, qu’il serait prêt à suivre dans une nouvelle guerre préventive contre l’Iran, Sarkozy souhaite de plus, faire ratifier rapidement et par voie parlementaire, une version toujours supranationale, du traité constitutionnel.

D’autres au contraire, considèrent que le risque majeur pour la France est porté par Ségolène Royal : le dogmatisme fédéraliste des dirigeants de la social-démocratie et leur volonté logique et confirmée, de s’allier avec F Bayrou et la démocratie chrétienne. Ils souhaitent ainsi revenir au partenariat initial qui, dès la fin de la deuxième guerre mondiale leur permit d’amorcer, selon les directives américaines, le processus de trahison de la République et de la nation, c’est à dire de la souveraineté du peuple, à travers la marche forcée vers la supranationalité voulue par les banques.

Nous considérons tous que la dégénérescence totalitaire subie par les Français, qui est particulièrement soulignée par le refus de tenir compte du non du peuple au traité constitutionnel, et confirmée par cette élection sous influence, est inhérente à cette « Union Européenne »

A l’issue d’une longue réflexion politique collective, le Comité Valmy ne prend position en faveur d’aucun des deux candidats. Chacun à sa manière, représente un danger majeur pour l’avenir de la France.

Le Comité Valmy appelle tous les républicains à combattre pour la souveraineté populaire et à reprendre en main le drapeau de l’indépendance nationale et du droit des peuples à disposer d’eux -mêmes. Rassemblons-nous dans l’esprit de la Résistance, réactualisons le programme progressiste national et républicain du CNR.

*1 mai 2007*

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